Le tango en Australie ? No pression

Durant mon voyage de 5 semaines sur la plus grande île du monde, j’ai pu tester les milongas dans 3 villes différentes. Sur 9 milongas, j’ai toujours été très bien reçue. On m’a mise à l’aise, certains organisateurs et/ou professeurs n’hésitant pas à annoncer ma présence ou à m’inviter à danser ! Je n’ai pas attendu la Saint-Glinglin sur une chaise avant de mouvoir mon corps au son du bandonéon comme cela a pu m’arriver à Marseille, Lyon ou Paris. Les Français ou les danseurs de tango français – je ne saurai dire lequel des deux – ont plutôt la côte. Pour autant, je me suis bien gardée de dire à mes partenaires de danse que cela faisait moins d’un an que je pratiquais le tango…

En Australie, j’ai remarqué que le tango était dansé de manière décontractée. En France, je parle pour les villes que j’ai testées, on n’a pas le droit à l’erreur. On danse sous pression. Des danseurs pensant bien faire me disent : « Décontracte-toi un peu », ce qui accentue davantage mon stress ! Mais en Australie, les danseurs sont détendus. Dans cet état d’esprit, j’ai pu vraiment me laisser aller sans réfléchir, parfois expérimenter de nouveaux pas. J’ai vécu mes milongas les plus créatives à Melbourne. A Brisbane, j’ai eu une révélation à propos du mot « connexion ». J’ai enfin compris que le plus important n’était pas de connaître de nombreux pas, mais d’avoir cette ouverture d’esprit, cette disponibilité qui permet de danser avec n’importe qui sur n’importe quel tango.

Par contre, le tango semble moins populaire qu’en France. Il n’y a qu’à voir la fréquentation des milongas. J’ai rarement trouvé plus de 15 couples sur la piste de danse tandis qu’à Marseille, on frôle parfois la surpopulation. Autre constat, les milongas commencent très tôt, aux alentours de 19h-20h. Je me demande comment font les personnes qui travaillent pour caser une pause dîner-douche avant d’aller danser. J’ai aussi remarqué que plusieurs milongas avaient lieu dans des salles paroissiales ou dans des bars, des lieux gratuits pour les organisateurs d’après ce que m’a expliqué un danseur australien.

Est-ce que je recommande le tango en Australie ? Oui, pour danser en toute décontraction, sans peur d’être jugé. Ce n’est pas la fièvre du tango mais, en vacances ou de passage,  on trouvera toujours 2 ou 3 milongas par semaine pour assouvir sa passion.

Australie, 11 avril 2016 © Tango tout horizon

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