Dans l’arène des sumos

J’ai choisi mon auberge au hasard, sans savoir qu’elle était située dans le « quartier sumo » de Ryogoku (Tokyo) à deux pas du Kokugikan Sumo Hall, et que se tenait, au mois de mai, l’un des plus grands tournois de sumo de l’année. A plusieurs reprises, je remarque qu’une foule fait la queue chaque fin d’après-midi pour tirer le portrait de ces stars de la lutte japonaise. Curieuse, je décide d’assister à un tournoi, même si c’est le dernier de la saison et qu’il va falloir faire le pied de grue dès 5h du matin pour obtenir une place. Qu’à cela ne tienne ! J’y vais et rencontre un groupe de Japonais ne parlant pas anglais. Malgré tout, ils m’adoptent et nous passons la journée ensemble jusqu’à la remise des trophées. On sort pour manger, on revient pour se balader dans l’enceinte du stade, on visite le musée du sumo, on savoure la soupe des sumos (chanko-nabe), on discute beaucoup… J’aime le côté social de ce sport millénaire et initialement pratiqué dans le cadre de cultes shinto. Je suis fascinée par ces lutteurs qui – par leurs rondeurs et leur force – imposent le respect. J’apprendrai plus tard que le Japon compte de plus en plus de sumotoris étrangers, surtout Mongols comme Hakuho, le champion de ce tournoi. La vie d’un sumo bascule en quelques secondes sur le dohyô (ring). En effet, les combats sont très courts et ça défile ! Avant 14-15h, place aux apprentis. Lorsque les professionnels entrent en scène, les rituels se multiplient et la salle se remplit. Vous devinez probablement pour qui je suis dans ce combat amateur de David contre Goliath sur la photo ci-dessus ? Malgré une forte résistance, mon favori ne remportera pas la victoire ce jour-là. Mais dans de nombreux duels, la technique, alliée à la vitesse et à l’agilité, semble plus déterminante que le poids. Tokyo, 21 mai 2016 © Tango tout horizon

Publicités

6 réflexions sur “Dans l’arène des sumos

  1. Sandra Castex dit :

    Déjà au Japon ! Quelle aventure ! Ce pays m’a toujours attiré !
    T’as appris le japonais ? Quelle langue avez-vous parlé avec le groupe de japonais ? Une journée entière sans parler de langue commune, chapeau !!!!
    Continue cette belle aventure et de nous faire rêver et voyager !
    J’ai d’ailleurs revoyagé un peu avec tes beaux récits sur la Nouvelle-Zélande !
    Merci et je t’embrasse fort,
    Sandra

    J'aime

    1. tangotouthorizon dit :

      Coucou Sandra !
      J’ai réalisé combien les gestes pouvaient aider dans une conversation. Aussi, j’avoue, on s’est aidé d’un petit dico de poche (le mien) et parfois google translator (l’un de leur portable) :).
      Merci pour ton message et toi aussi tu me fais bien rêver à Tahiti….
      Bisous

      Irène

      J'aime

    1. tangotouthorizon dit :

      En fait, j’ai trouvé ça plutôt léger et équilibré. Une sorte de potage avec des légumes et de la viande de porc en fine lamelles, le tout bien assaisonné. Je ne comprends donc pas comment ils font pour grossir. Leur régime ne doit certainement pas se réduire à cette soupe diététique !

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s